La grande sauvagerie

La grande sauvagerie

Christophe Pradeau


l. a. Grande Sauvagerie, c’est le nom que les coureurs de bois du Canada français ont donné à ce qui s’est appelé, en d’autres temps et d’autres lieux, The Wild : l’espace inviolé, le blanc sur l. a. carte. L’expression s’est perdue et ne parle plus guère à personne.La Grande Sauvagerie, c’est aussi un lieu-dit, un rocher qui domine un coin de l. a. campagne limousine. Les courses touristiques le signalent à l’attention pour sa lanterne des morts, une basic travel de granit, sans grâce.Les habitants du can pay ont oublié depuis longtemps qu’un feu y brûlait jadis, qui guidait les voyageurs dans l. a. nuit.Thérèse Gandalonie a grandi à Saint-Léonard, à l’ombre de los angeles lanterne des morts. Puis elle s’en est allée. Elle a traversé l’océan. Elle a découvert, dans les bibliothèques américaines, le magazine inédit de Jean-François, peintre d’ex-voto établi à Montréal, cousin à los angeles mode de Bretagne du Grand Rameau. Elle a compris en le lisant que les deux Grandes Sauvageries renvoyaient l’une à l’autre.Quand elle s’en retournera, elle saura désormais apercevoir, infusée dans le paysage, une histoire oubliée de tous. Elle l. a. déchiffre pour nous. C’est sa voix que nous entendons, une voix rocailleuse traversée par le vol des lucioles.

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