La deuxième vie d'Aurélien Moreau

La deuxième vie d'Aurélien Moreau

Tatiana Arfel


Rentrer du travail sans même se keepsake du trajet. Monter revérifier qu’on a fermé l. a. porte à clé. Regarder l’heure, l’après-midi est déjà là, où est donc passé le matin ? Et le week-end dernier, on a fait quoi déjà, rien ? Instants multiples où nous n’étions pas là. Où nous cachions-nous alors, derrière combien de murailles, combien d’écrans, est-ce du temps définitivement perdu, celui qui n’a pas été vécu ?

Imaginons donc. Chez Aurélien ces absences s’étendent à toute sa vie. Il n’y est jamais, ne se souvient de rien, sauve quelques faits sur des carnets. Pourtant du dehors, Aurélien a l’air general. Même trop general pour être basic, commère-t-on parfois. Normopathe, finalement, rien ne dépasse et des mots blancs.

À moins qu’il n’y ait possibilité d’une deuxième vie, une likelihood cette fois d’y arriver. À naître dans son corps, sentir dans sa peau, à jouir, à goûter. À trouver une langue à soi pour pouvoir raconter. Il faudra quitter son lifestyles ancienne, renoncer au calme movie noir et blanc et muet. Risquer de tout perdre, habitudes et tranquillité, pour ne pas expirer avant l’heure.

Quitte, ou double.

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